Le souper des maléfices de Christophe Arleston : un livre qui donne faim !

Bon, soyons honnête.

Christophe Arleston n’est pas vraiment une nouvelle plume. C’est même un virtuose de la BD mais comme je l’ai déjà dit lors d’un précédent article : il y a une grande différence entre écrire un roman et une BD. Aussi, si je me suis régalée avec les « Lanfeust de Troy », je me demandais ce que 600 pages d’un roman fantasy allait donner sous la plume de son auteur.

Et bien, comment dire ? Essayez d’imaginer ce que donnerait un mélange de Ian Flemming (pour le côté espionnage), Terry Pratchett (pour la fantasy et l’humour) et Rabelais (pour ses repas gargantuesques).

Zephirelle, jeune et têtue espionne, est envoyée en mission d’information par le Dynarque pour découvrir qui est entrain d’empoisonner son peuple en inondant le marché avec un blé de mauvaise qualité.

Au même moment, Fanalpe, cuisinier attitré d’un noble glouton, tente tant bien que mal d’attirer l’attention de la nièce du Dynarque mais, bien sûr, qui s’intéresserait à un simple gâte-sauce ?

Ces deux protagonistes nous mènerons dans une aventure délirante, où se mêlera gastronomie, amour, magie et même voyages dans le temps.

Attendez-vous à de magistraux fou-rires, d’autant que l’auteur utilise la fantasy pour donner son opinion tant sur des faits d’actualité que sur certains travers de nos sociétés, de Monsanto (pardon la Compagnie Céréalière du Levant) aux stagiaires en passant par les pots-de-vin, les grands cuisiniers, les savants (pardon les alchimistes )et j’en passe.

Pour autant l’aventure est rondement menée. On a l’impression de comprendre et en un tourbillon, des évènements qui nous ont parus être des détails quelques pages avant deviennent tout à coup très importants.

On ne s’ennuie pas une minute et je soupçonne qu’en plus l’auteur est très gourmand. Il faut l’être pour inventer toutes ces recettes dont la moitié des ingrédients n’existe pas et l’autre moitié est improbable tout en nous donnant quand même l’eau à la bouche.

Finement écrit donc, plein d’humour, avec des personnages qui bien que fantaisistes, en sont presque crédibles, « Le souper des maléfices » est un délice à lire tant par les amoureux de fantasy que par ceux qui veulent un livre drôle et de l’action.

A ajouter que Actu sf nous avait habitué à de très bons livres dans la collection Bad Wolf ( comme Sorcières associées et Anasterry par exemple) et que, comme pour tous, la qualité générale du livre imprimé et la beauté de la couverture est vraiment agréable.

 

Auteur de l’article : Ciena

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